Tuesday, June 19, 2012

Ce qui s’est passé à Sioblo-Oula

Sioblo Oula, village de l’ouest ivoirien situé à 30 km de Taï, qui a essuyé des attaques de miliciens venus du Libéria, présentait samedi un visage sinistre alors que la cinquantaine de personnes restées sur place, vivent dans une psychose totale, craignant le retour des assaillants, après cinq jours d’accalmie.

Rues presque désertes, ambiance de cimetière, bêlements de quelques moutons errants. Sioblo Oula, qui compte près de 450 âmes, présentait un visage triste, cinq (05) jours après les attaques de mercenaires venus du Libéria. Fuyant cet assaut qui a coûté la vie à 4 d’entre eux, les populations, pour la grande majorité, se sont exilées dans des villages environnants, surtout à Taï, ville qui a accueilli, en moins de 3 jours, près de 6000 déplacés. Les chuchotements et les discussions de quelques villageois oisifs tassés sous des paillotes et devant des kiosques indiquent que le village meurtri de Sioblo Oula est encore sous le choc. Les villageois, affamés, inquiets, visages mornes, dans des vêtements sales, disent avoir tout perdu quand cases et maisons ont été pillées et saccagées. « Presque tout le monde a fuit lorsqu’on a été attaqués à 00 h 03 GMT (dans la nuit du 11 au 12 juin, ndlr). Certains sont allés se réfugier dans la forêt et d’autres à Sakré et Taï », raconte un habitant, encore sous le choc, témoin des évènements. « On a couru pendant des kilomètres sans se retourner. J’entendais des cris autour de moi. Je voulais seulement avancer, fuir, tellement que je croyais vivre un cauchemar. Ils sont venus nombreux, par Zriglo, et ils ont encerclé le village. On courait dans tous les sens, sans se soucier des enfants ni des femmes. C’était la panique générale », raconte un homme, la trentaine révolue, exhibant une blessure qui a failli lui coûter l’œil droit.

Aucun assaillant tué dans le village
Aucun assaillant n’a été tué lors des affrontements entre les éléments des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) et les assaillants, selon un habitant de Sioblo, qui a pris part au combat. L’homme explique que les renforts (FRCI) sont arrivés de Zriglo vers 3H00 (GMT) du matin. Et, l’assaut a été donné vers 11h00 (GMT) du matin aux abords du fleuve Cavally, à 2 km du village. « On était près de 40. Je m’étais joint au groupe avec mon fusil. On a donc suivi les traces des assaillants jusqu’au fleuve et au moment où on s’apprêtait à donner l’assaut, d’autres assaillants cachés dans la forêt ont surgi de derrière. Ils ont ouvert le feu et c’était un peu la panique, car on subissait des tirs de deux côtés », a-t-il dit. Pris entre les feux nourris des assaillants, plusieurs FRCI ont battu en retraite alors que les agresseurs ont réussi à s’échapper dans des barques et radeaux en direction du Libéria. Un FRCI a été tué dans les combats, tandis que 2 autres ont été blessés. Des femmes et enfants préfèrent encore se terrer dans les villages environnants, notamment Taï et Sakré. Et ceux qui sont restés disent craindre le retour des assaillants, alors qu’une dizaine de FRCI et de dozos (chasseurs) assurent la sécurité de ce qu’il en reste.

Source : 
Alerte Info

Monday, June 18, 2012

La chasse au commando forestier...







Paysage a l'Ouest de la Cote D'Ivoire








Ouest de la Cote D'Ivoire, toujours rien de special











Une nouvelle attaque dans l`Ouest ivoirien fait deux morts (habitant)

Frontière
ABIDJAN - 
Publié le lundi 18 juin 2012   |  AFP
Une attaque dans un village de l`ouest de la Côte d`Ivoire a fait deux morts et trois blessés, quelques jours après des assauts meurtriers plus au sud de cette zone frontalière du Liberia, a déclaré lundi à l`AFP un habitant.
"Une attaque dans la nuit de dimanche à lundi à Diehieba", un village de la région de Duékoué, ville-carrefour de l`Ouest ivoirien, "a fait deux morts et trois blessés, dont une handicapée", a indiqué cet habitant. Ce bilan a été confirmé à l`AFP par un journaliste local.
Ces assaillants non-identifiés "sont arrivés dans la soirée et se sont dirigés vers un bar et ont tiré des rafales", a raconté le villageois.
"Malgré la présence des forces de l`ordre qui se sont déployées fortement, les habitants fuient le village, certains vers les forêts" et d`autres vers les villes les plus proches, a-t-il ajouté.
La région de Taï, à une centaine de km au sud de Duékoué, a été en proie depuis ces dix derniers jours à une série d`attaques meurtrières, qui ont fait quelque 12.000 déplacés selon l`ONU et ont été attribuées par le pouvoir à des éléments armés basés au Liberia et fidèles à l`ex-président ivoirien Laurent Gbagbo.
Une attaque le 8 juin avait fait 18 morts, dont sept Casques bleus nigériens.
L`armée ivoirienne a depuis lors affirmé avoir déployé plusieurs centaines d`hommes dans la zone, et reçu un soutien accru de l`Opération des Nations unies en Côte d`Ivoire (Onuci).

A l'ouest toujours rien de special

Règlement

Le grand ratissage a commencé à l’Ouest



Par RFI
Il y a dix jours, des attaques transfrontalières dans le sud-ouest de la Côte d’Ivoire avaient fait au moins dix-huit morts, et provoqué la fuite de plus de 12 000 personnes vers les villes de Taï et Para (selon le dernier chiffre du Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU, OCHA). Le déploiement de l’armée ivoirienne a été renforcé depuis ces attaques. Lors des patrouilles, on assiste parfois à des échanges de tirs avec des miliciens se trouvant de l’autre coté de la frontière, en territoire libérien.
« Là où nous allons, la route est très, très impraticable. » Les pick-up de l’armée ivoirienne s’embourbent sur des voies de campagne inondées par les pluies. Le commandant Losseni Fofana est chargé de la sécurisation de la zone ouest de la Côte d’Ivoire. Il veut s’enfoncer dans la forêt, lui et ses hommes doivent donc continuer à pied.
« A cause de l’état de la route, nous n’avons pas été prompts à répondre à l’attaque des mercenaires sur le campement de Saho, relate-t-il. Il faudrait que ce soit fait, pour que nos unités sur le terrain soient opérationnelles. »
De l’autre côté du fleuve
Les mercenaires se cachent au Liberia, à quelques dizaines de mètres de la Côte d’Ivoire (de l’autre côté du fleuve Cavally). La patrouille atteint la rive. En face, un campement. Les hommes du commandant Losseni cherchent à parler aux habitants.
La tentative est infructueuse, explique le commandant. « Nous avons demandé à échanger avec ces gens mais ils ont refusé de sortir et nous avons vu qu’il y avait des personnes armées. Ce qui veut dire qu’il existe bel et bien des gens en arme, des groupes armés, de l’autre côté du fleuve Cavally. »
Opération conjointe
Les soldats tirent un premier mortier. Des cris de guerre retentissent alors de l’autre côté, comme un ralliement. Suivent des échanges nourris entre les deux rives.
Pour le commandant Losseni, c’est la preuve que des efforts restent à faire. « Nous demandons que l’autre côté fasse un effort pour qu’il ait une opération conjointe entre la Côte d’Ivoire et le Liberia, pour que cela puisse être éradiqué une bonne fois pour toutes. »