Tuesday, February 21, 2012

Toujours les Memes Meurtres a l'Ouest

L’Ouest toujours dans l’insécurité : Nouvelle attaque à Taï, hier
Publié le mercredi 22 fevrier 2012   |  Le Nouveau Réveil




La sous-préfecture de Taï dans le département de Guiglo à l’ouest de la Côte d’Ivoire a été attaquée une nouvelle fois dans la nuit du lundi à mardi. Six personnes ont été tuées et de nombreuses autres sont blessées. Selon les témoignages recueillis sur place, c’est tard dans la nuit du lundi à mardi qu’un commando d’environ une vingtaine d’hommes puissamment armés ont attaqué le campement Ernestkro à quelques encablures du village de Zriglo. Village frontalier (à seulement 5 kilomètres de la frontière) avec le Liberia qui avait essuyé, il y a quelques mois déjà, deux attaques d’une grande envergure ayant fait aussi plus de 11 morts. Toujours selon des témoignages, les assaillants semblent connaitre les lieux et auraient fait préalablement des repérages ciblés. Ils ont ouvert le feu après avoir encerclé le village pour empêcher d’éventuelles fuites des habitants de ce campement qui sont pour la plupart des paysans non ressortissants de la région. Le propriétaire du campement, le nommé Ernest, est parmi les blessés. Saisies, les autorités administratives (le sous-préfet de Taï notamment) accompagnés des éléments de la gendarmerie, des FRCI et des éléments de l’ONUCI se sont rendues sur place. Les Forces de l’ordre ont quadrillé le secteur et ont entamé depuis hier les recherches pour rattraper les assaillants. Aux dernières nouvelles, ils sont sur la bonne piste puisque des jeunes ont été formellement identifiés comme étant des membres de ce funeste commando nocturne. Mais les choses ne sont pas aisées dans la mesure où la proximité du Libéria offre une facilité de repli aux tueurs, s’ils ne sont pas venus du Liberia. Qui sont donc ces hommes en armes ? Des miliciens et mercenaires ? C’est l’épineuse équation que cherchent à résoudre les forces de l’ordre déployées. La gendarmerie en première ligne des ratissages et recherches de suspects préfère ne pas faire du bruit présentement. Elle souhaite qu’on attende de voir. Cette énième attaque de la région de Taï remet au goût du jour le sempiternel problème de la sécurisation de l’Ouest. A Taï, il n’y a pas d’électricité. La gendarmerie et le camp FRCI de Taï sont dans le noir. Seule l’ONUCI disposant d’un groupe électrogène a du courant électrique.

Déhé Paul (député de Taï-Zagné) : « Ce qui arrive à Taï peut arriver à toutes les localités le long de la frontière libérienne »

Tout abasourdi par cette autre attaque de sa localité, le député Déhé Paul de la circonscription de Taï Zagné pousse ici un cri du cœur pour demander au Gouvernement de songer à sécuriser une bonne fois pour toutes. Car, l’ouest compte encore et toujours ses morts.
Taï, une fois de plus, est attaqué. Qu’est-ce que cela vous inspire comme réaction ?
C’est dommage qu’au moment où on cherche à réconcilier tous les Ivoiriens, en utilisant tous les moyens, cette autre attaque intervient chez nous.

Cela repose le problème de sécurisation de la région, quand on sait que le ministre délégué à la Défense avait annoncé l’installation d’un bataillon.
Malheureusement, ce n’est pas le cas. Au moment où je vous parle, la route qui mène au sud de Taï est totalement impraticable. Des promesses avaient aussi été faites dans le sens de son amélioration. Il n’y a pas de bataillon. C’est juste un tout petit contingent qui est à Taï et qui n’a même pas d’électricité dans son camp. Les militaires travaillent avec des lampes torches. Tout comme les gendarmes, parce que Taï n’a pas d’électricité depuis des lustres. Nous avons juste un contingent en lieu et place du bataillon promis et bien sûr cela pose le problème de sécurisation de toute la région de l’Ouest. Puisque toutes les promesses qui ont été faites dans ce sens ne semblent pas se réaliser. Jusque-là, elles ne sont pas tenues. Bien entendu, nous nous sentons toujours menacés. J’ai toujours crié que la zone est toujours enclavée et exposée

Miliciens et mercenaires, qui craignez-vous le plus ?
Nous craignons tout le monde, parce que nous ne savons pas ce qui se trame derrière le Cavally. Or, nous sommes quasiment sur la frontière avec le Liberia. Nous sommes dans leur ligne de mire. La frontière est poreuse.

Que demandez-vous au Gouvernement ?
Qu’on nous sécurise, comme il se doit. Que les promesses de sécurisation qui ont été faites soient tenues pour que nos populations vaquent tranquillement à leurs occupations. Sinon, nous irons chaque fois pleurer avec elles et ce n’est pas bon. Je dis que ce qui arrive à Taï peut arriver à toutes les localités le long de la frontière. Nous sommes exposés à tout moment et nous demandons aux autorités de prendre des mesures vigoureuses et de les mettre rapidement en pratique.

Propos recueillis par Eddy PEHE

Friday, February 10, 2012

Côte d’Ivoire – A Bangolo un village incendié, 2 enfants tués




SaintTra Bi Source: Fraternité Matin
Dans la nuit du 9 au 10 février 2012, le village de Zibabo-Yeblo dans la sous-préfecture de Bangolo a été incendié. Deux enfants y ont également trouvé la mort.
Selon des témoignages des habitants ayant trouvé refuge à Béoué et Bangolo, c’est aux environs de 22 heures que des hommes en tenues de Dozos ont envahi le village, tirant des coups de feu dans tous les sens. « Nous avons trouvé refuge en brousse sans nos biens. De notre cachette, nous voyions les dozos mettre le feu à toutes les maisons », raconte dame G. Véronique en larmes. Un autre habitant qui a souhaité garder l’anonymat relate ceci : « les chasseurs traditionnels Dozos qui font la sécurité dans la zone et basés à Diourouzon dans le département de Duékoué ont mis en garde les villageois face à l’insécurité grandissante provoquée par les coupeurs de route. Ainsi, ils ont promis de brûler le village de Zibabo-Yeblo qui, selon eux, héberge les malfaiteurs. Ils ont brûlé le village pour honorer leur promesse après l’attaque des coupeurs de route qui ont tué un ressortissant malien non loin du village le mercredi dernier. Sans la moindre preuve les Dozos ont décidé de brûler notre village».
Les autorités préfectorales et les Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) se sont rendues sur les lieux pour constater les dégâts. Aux dernières nouvelles, tous les habitants du village ont pris la fuite pour trouver refuge à Dah, Béoué et Bangolo.
Toutes les tentatives pour joindre le chef Dozo de Duékoué dont dépend Diourouzon afin d’avoir sa version sont restées vaines. Cependant, un autochtone nous a signifié que la mort des deux enfants serait liée à un conflit foncier qui n’a rien à voir avec l’incendie du village, sans toutefois faire des précisions.
Il faut noter qu’il y a en moyenne deux braquages par jour dans ce département. Les coupeurs de route règnent en maître et opèrent en plein jour à visage découvert. Des Dozos ont récemment été désarmés et humiliés, deux femmes violées.
Cette insécurité endémique crée la psychose chez les transporteurs et les usagers. Elle est aussi à l’origine des conflits intercommunautaires, chaque camp rejetant la responsabilité sur l’autre.
Saint-Tra Bi
Correspondant Régional
Fraternité Matin


Wednesday, January 25, 2012

Yacouba et Burkinabè s’affrontent - Plusieurs blessés graves à Zouan-Hounien

Yacouba et Burkinabè s’affrontent - Plusieurs blessés graves à Zouan-Hounien
Publié le mercredi 25 janvier 2012   |  Notre Voie


L’ex-forêt classée située entre les villages Biantouo 2 et Guéiwossieupleu, respectivement dans les sous-préfectures de Zouan-Hounien et Bin-Houyé est actuellement occupée par des Burkinabè arrivés par convois. Le fait que le chef du village de Biantouo 2 ait demandé les raisons de leur présence dans cette forêt a suscité le courroux des Burkinabè qui ont attaqué à la machette les Yacouba.
Biantouo 2, un village situé dans le département de Zouan-Hounien, est actuellement en ébullition. Et pour cause, il a été récemment attaqué par des ressortissants du Burkina-Faso qui, contre toute attente, ont envahi l’ex-forêt classée située entre ledit village et celui de Guéiwossieupleu. La terre appartenant aux populations de Biantouo 2, le chef du village dont nous taisons le nom pour des raisons sécuritaires, a demandé à ces Burkinabè les raisons de leur présence dans cette forêt qui, concédée aux habitants de ce village par l’Etat en 1980, est traité par ceux-ci. Les envoyés du premier responsable de Biantouo 2 ont été copieusement molestés par des Burkinabè armés de gourdins et de machettes. Le peuple yacouba surpris, se demande encore ce qui lui arrive. Mais son étonnement est d’autant grand que ces Burkinabè sont convoyés dans des cars de 70 places chacune et pour leur séjour, des bâches et des tentes leur sont servies. Ce qui, pour les Yacouba, signifie que leur séjour sera de longue durée dans cette forêt que les villageois semble avoir réservée à leur progéniture. Les villageois ont saisi le préfet de Zouan-Hounien. Celui-ci leur a conseillé de rencontrer le ministre Mabri Toikeusse, en sa double qualité de fils de la région et de député de Zouan-Hounien. Au dire des représentants du chef du village de Biantouo 2, Mabri leur a déclaré qu’il saisira le gouvernement afin qu’il mette fin à ces affrontements. Mais, jusque-là, rien n’est fait. Et la tension reste vive.
Une correspondance d’Emile Kian

Wednesday, January 11, 2012

Libération de la Côte d'Ivoire : est-ce un aveu d'impuissance ?


Libération de la Côte d'Ivoire : est-ce un aveu d'impuissance ?

TEXTE  TAILLE
Augmenter la taille
Diminuer la taille
Un adage africain dit : « si tu as peur des yeux d’un animal, ne formule pas le projet de manger sa tête ». En Côte d’Ivoire, c’est de cela qu’il s’agit. On a beaucoup parlé. On a assez écrit. On a accompli notre mission de déconstruire le mensonge et de préparer les esprits à la Révolution. Renseignement pris, les dignes de la Côte d’Ivoire sont prêts au sacrifice ultime. Alors on attend quoi ?
La Résistance en exil parle et encore parle. De plus en plus, elle évoque ici et là, l’idée d’une transition politique consensuelle avec Ouattara afin d’aboutir à de nouvelles élections anticipées. Quand j’entends cela, je dis que ces gars ont vraiment besoin d’être tropicalisés.
La Résistance restée en Côte d’Ivoire a bravé la peur, porté un désaveu cinglant à l’imposteur et elle est prête à accompagner le sursaut final.
La Presse imprimée et la Presse en ligne ont abattu un travail immense. Elles ont relevé tous les défis de la guerre de communication. Elles ont vaincu.
Et puis silence. Il n’y a aucune action concrète de terrain.
Le MSD-CI de Major Bamba après son show de Taï s’est tu. Une plaisanterie nommée Commando Benguiste vire à l’intox. Et c’est tout. Les Ivoiriens sont toujours livrés à la merci de la tyrannie coalisée.
Alors les Patriotes retiennent quoi ?
Un aveu d’impuissance ? Une renonciation pure et simple ? Un abandon du peuple ivoirien à son triste sort ?
La Résistance en exil ne nous apportera pas une seule vraie réponse. Elle est soumise semble-t-il à un devoir de réserve. Mais j’aimerais lui dire qu’on ne libère pas un pays par correspondance. Si elle ne peut rien nous apporter, qu’elle arrête de nous déranger. Point à la ligne.
La Résistance locale est encerclée et mâtée. Mais elle tente sa chance. Peut-être que l’espoir se trouve dans sa capacité à gravir d’un cran, l’échelle de la Résistance.
Le MSD-CI est une réalité. Le Commando Benguiste est une diversion. Mais le MSD-CI est attentiste, voire laxiste. Il perd le temps et quelque mouvement de libération qui perd le temps perd aussi l’opinion favorable. Donc il cesse d’être utile et crédible. Point à la ligne.
Alors Messieurs. On fait quoi ? On laisse l’imposteur nous bousiller un à un ou on prend notre destin en main, par des actions isolées mais efficaces ?
Parce que dans toute cette histoire, seul le peuple souverain, abandonné par ses fils et livré à lui-même, semble être mu par un besoin pressant de se libérer de la tyrannie ethno tribale qui le décime.

A Très bientôt.

Hassane Magued
http://cameroonvoice.com/news/news.rcv?id=5673

Monday, January 9, 2012

CÔTE D'IVOIRE : Les pénuries de sang font des victimes dans l'Ouest du pays



MAN, 8 janvier 2012 (IRIN) - Dans les hôpitaux et les établissements de santé de l'ouest de la Côte d'Ivoire, les pénuries de sang sont à l'origine de décès qui auraient pu être évités, en particulier parmi les enfants, selon des responsables de la santé locaux et internationaux.

 Quatre-vingt-six personnes qui avaient besoin de transfusions sanguines sont décédées à l'hôpital de Man, le principal établissement de l'ouest du pays, pendant les 11 premiers mois de 2011. Selon les dossiers de l'hôpital, les trois quarts d'entre eux étaient des enfants.

 « De nombreuses personnes meurent dans l'ouest à cause des pénuries de sang et des difficultés d'accès au sang », a dit Bisimwa Ruhana-Mirindi, coordonnateur du groupe sectoriel Santé de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

 En 2011, les violences postélectorales ont rendu l'accès au sang presque impossible pendant plusieurs mois, a ajouté M. Ruhana-Mirindi. Les citoyens craignaient de se rendre dans les hôpitaux ou dans la seule banque de sang de la région, à Daloa (à 180 kilomètres de Man), à cause des groupes armés qui continuaient de tenir des postes de contrôle illégaux. Pendant cette période, les campagnes de collecte de sang de routine ont cessé.

 Les dossiers médicaux montrent que, parmi les 923 personnes qui avaient besoin de transfusions sanguines à l'hôpital de Man, 19 pour cent n'en ont pas reçu, et que la moitié d'entre elles sont décédées.

 La plupart des patients qui avaient besoin de transfusions étaient des enfants comme Soumaïla Djiré, un jeune homme de 13 ans qui souffre d'une anémie due au paludisme. Lorsqu'IRIN s'est rendu à l'hôpital, Soumaïla était très maigre et respirait difficilement. Les médecins disposaient d'une seule poche de sang pour le soigner, mais le pédiatre disait qu'il en faudrait plus. La famille n'avait pas les moyens de se rendre à la banque de sang située à Daloa.

 Les proches de Soumaïla n'auraient pas pu donner du sang sur place non plus : « L'hôpital [de Man] ne dispose pas des équipements adéquats pour collecter et entreposer du sang conformément aux normes nationales », a dit Anderson Latt, coordonnateur régional de la santé pour l'OMS.

 Pendant les violences postélectorales, le système de santé a été pratiquement paralysé dans l'ouest du pays. Les établissements de santé ont été pillés, les membres du personnel ont abandonné leur poste et le gouvernement a cessé de verser des salaires aux travailleurs de la santé.

 Depuis la prise de fonction du président Alassane Ouattara en mai 2011, le gouvernement a ordonné au personnel médical de retourner au travail et a commencé à leur verser un salaire régulier et à organiser des visites sur le terrain pour veiller au bon fonctionnement des cliniques, selon M. Latt.

 « Le gouvernement contribue à rétablir les systèmes de santé, et il a également distribué des fournitures médicales dans les établissements de santé », a dit M. Latt. La première dame, Dominique Ouattara, a aussi donné plusieurs ambulances à des hôpitaux situés dans l'ouest du pays.

Manque d'argent

 Or, selon M. Latt, certaines ambulances ont été volées et la difficulté et les coûts que suppose l'accès à la seule banque de sang de la région ont entraîné de nombreux décès. Les proches des patients doivent faire le trajet jusqu'à la banque de sang et le centre de transfusions de Daloa. Il faut compter plus de quatre heures pour s'y rendre en ambulance, et on ne peut pas toujours y obtenir du sang. L'hôpital de Man demande 140 dollars pour envoyer l'ambulance à la banque de sang. Rares sont les familles qui ont les moyens de se le permettre. La plupart d'entre elles dépendent des transports publics.

 « Pendant ce temps, l'enfant est peut-être en train de mourir », a dit M. Latt.

 La banque de Daloa distribue des poches de sang à l'hôpital de Duékoué, au sud de Man, mais celui de Man ne dispose pas des installations nécessaires pour les entreposer, a indiqué Alassan Coulibaly, le directeur de l'hôpital. L'organisation Save the Children vient livrer du sang en provenance de Daloa environ une fois par semaine, mais l'hôpital l'utilise « tout de suite », a dit M. Coulibaly, ajoutant : « Chaque fois que quelqu'un a besoin de sang, ils doivent aller à Daloa ».

 L'hôpital de Duékoué est lui aussi confronté à des pénuries de sang, a dit un médecin de l'organisation Médecins Sans Frontières (MSF) qui travaille dans l'établissement. MSF y offre des soins gratuits, et notamment des opérations chirurgicales, ce qui attire un grand nombre de patients. Toutefois, la demande dépasse l'offre, a dit Sarah Pestieau, médecin pour MSF, ajoutant : « Cet hôpital bénéficierait grandement de la création d'un centre de transfusions ».

 L'hôpital de Man ne dispose que d'une seule ambulance. Par ailleurs, elle ne bénéficie pas du soutien de MSF et se trouve encore plus loin de la banque de sang. À cause des coûts et des difficultés que suppose l'accès au sang, les familles et les médecins attendent que les cas s'aggravent : « Nous finissons par attendre que des symptômes graves se manifestent, comme une respiration difficile. ou le coma », a dit Horace Akapo, pédiatre à l'hôpital de Man.

 L'OMS et le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) ont mené une campagne de collecte de sang entre mars et juin 2011, alors que les combats faisaient rage, et ont ensuite distribué près de 5 000 poches de sang à des hôpitaux difficilement accessibles situés dans l'ouest du pays, a indiqué l'OMS. Les fonds se sont cependant épuisés en juin. « Nous avons eu du soutien pendant un certain temps, mais nous n'avons plus d'argent dans notre budget [pour des collectes et des distributions de sang] », a dit M. Latt.

 lb/oss/cb-gd/amz[FIN]

Thursday, December 29, 2011

A L'OUEST, PAS de JUSTICE!


Ouremi, le criminel de L'ouest adule par le pouvoir comme pour le feliciter pour ses crimes contre l'humanite.



Amade Ouremi entoure par le prefet et ses hommes, une armee independante equipe par???

L'ONU et la licorne savent bien ce qui se passe a l'Ouest.
=======================================================================
Maho Glofehi, envoye en mission de paix par le pouvoir se fait tabasser par les FRCI, et incarcere pendant 5h. Il est apres mis en liberte sur l'injonction d'ADO.


Battu et mis a poil pour le plaisir de FRCI. La reconciliation en Cote D'Ivoire a de beaux jours devant elle.


 Maho Glofehi et le journaliste Goore Bi.

========================================
Le visage de l'Ouest




Ces regards qui en disent long sur la douleur que vivent ces enfants dont les parents ont ete tuees dans cette partie de la Cote D'Ivoire. Personne ne parle de justice pour eux puisque les criminels sont amis du pouvoir. Leur justice viendra surement du ciel.

Wednesday, December 28, 2011

Enquête sur un massacre – Alassane Dramane Ouattara a organisé des crimes contre l’humanité, avec le soutien de Nicolas Sarkozy . Enquête édifiante de l’hebdomadaire français l’Observateur


L’enquête que vous allez découvrir plus bas a été menée par un journaliste de l’hebdomadaire français Le Nouvel Observateur. Il y a deux raisons pour lesquelles je vous invite à prendre le temps de la lire. Depuis le début de la crise postélectorale ivoirienne, et même avant, l’ex-président Laurent Gbagbo a fait l’objet des pires portraits et assertions caricaturesques dans les medias occidentaux, totalement acquis à l’entreprise de diabolisation qui le visait. Gbagbo dictateur, Gbagbo mauvais perdant de l’élection présidentielle, on était habitué.
Cette enquête faite par un organe de presse européen peu réputé pour sa propension à l’exagération, et qui se greffe aux rapports accablants d’organisations humanitaires que l’on ne peut soupçonner de collusion avec l’ancien pouvoir ivoirien, comme Human Rights Watch, Amnesty International, La Croix Rouge, Caritas etc., ruine définitivement ce qu’il restait de la réputation de technocrate bien propre sur lui d’Alassane Ouattara, construite à coup d’articles laudateurs, d’omissions opportunes et de contrevérités savamment distillées. Jean-Paul Mari dépeint ici une fresque hideusement magistrale des exactions organisées par Alassane Ouattara, un homme banal cruellement mortel, dont l’Histoire retiendra qu’il a été capable d’enjamber des dizaines de milliers de cadavres pour s’asseoir dans le fauteuil présidentiel ivoirien.
La lecture de ce document va certainement vous soulever le cœur. Il faut vous forcer à aller jusqu’au bout, même s’il est plus agréable d’ignorer certaines choses. La narration claire et ciselée ne laisse aucune marge au flou. C’est inexorable, insoutenable, sans ellipse, sans pardon. L’opinion publique française et occidentale ne pourra pas échapper au malaise, même si elle est habituée à couvrir du voile de l’ignorance tout ce qui peut lui donner mauvaise conscience: L’horreur de la guerre est arrivée à son comble avec Alassane Dramane Ouattara, soutenu et épaulé par Nicolas Sarkozy, président de la république française.
Mahalia Nteby
1.ooo, 2.ooo morts ? On ne sait pas. Mais la grande tuerie de Duékoué a duré toute une semaine, dans la ville, les villages, la brousse. Accusées : les Forces du Nord du président Ouattara qui ont lancé leurs supplétifs à l’assaut. Jean-Paul Mari a reconstitué sur place la mécanique d’une bataille qui a tourné à l’épuration ethnique.
Duékoué est une ville infecte. L’endroit pue la crasse, la sueur, la peur, la haine, la mort. Ce matin, il fait déjà bien trop chaud et l’humidité trempe le corps. Dans l’église incendiée du quartier Carrefour, il faut marcher entre les cadavres encore frais d’hommes abattus à bout portant, découpés à la machette ou la gorge tranchée, à même le sol, mains liées dans le dos, comme des animaux de ferme.
Dans l’air, il reste cette odeur pois­seuse, reconnaissable entre toutes, mélange de mort, de métal, de sang caillé et de brasier mal éteint, et ces cendres noires aussi collantes que les mouches sur l’ordure. Il y avait un quartier, une population de 10 000 personnes, il ne subsiste plus grand-chose d’humain. Sinon l’église Jésus-Sauveur, carbonisée, les mai­sons noircies, les allées défoncées en terre ocre, le sol noir couvert de gra­vats et de vêtements sales, dispersés. Un cyclone de violence a tout emporté, les abris de bambou, les toits en tôle, les murs de ciment, les fils électriques qui pendent des pylônes et les portes arrachées à mains nues. Restent les pancartes du restaurant Nid d’Abeilles, du salon Hip-Hop Coif­fure, de la pharmacie Médicaments chinois et un poster déchiré d’un foot­balleur africain. Même les arbres ont brûlé, leurs branches basses encore lourdes de mangues. Un gosse traîne dans la ville fantôme, trouve un fruit pourri, le suce. Un homme, un balai de paille à la main, contemple les ruines de sa maison. Un vélo passe, chargé d’une chaise en plastique épar­gnée.
Tuer, tuer, tuer, la solution est tou­jours la même. La solution à quoi ? D’abord à un conflit politique. Entre les Forces du Nord, ex-rebelles devenus l’armée du nouveau président Ouattara, et les Forces du Sud, l’armée de l’ancien président déchu Laurent Gbagbo. Une solution aussi au conflit ethnique qui oppose les Malinkés ou Dioulas du Nord et les Guérés du Sud. Une solution, enfin et surtout, au conflit foncier, la guerre pour la terre, la guerre dans la guerre, pour un village, une ferme, un champ de cacao. Tuer l’autre, le grand propriétaire, le fermier, c’est laisser la terre vide, comme un cimetière fertile, à prendre là, maintenant. Un conflit politico-militaire et la revanche des métayers, cela suffit pour justifier le massacre des innocents. Cela s’appelle une épuration ethnique.
Tout près d’ici, il y a trois grandes fosses communes, de la terre fraîche retournée sur des monceaux de cadavres. Dans l’une d’elles, près de la rivière Guémon, les pieds des morts baignent dans le marécage. Les survivants hésitent à revenir, un œil sur leur passé, l’autre sur la brousse toute proche et la masse sombre des taillis d’où les massacreurs ont surgi. Et s’ils revenaient ?
Duékoué est une ville abandonnée de Dieu et du gouvernement, à sept heures de route et vingt-deux check-points d’Abidjan. Un gros bourg laid, sans âme et sans monument, doté d’une poignée de missionnaires héroïques mais sans conseil général. Personne ne s’y intéresse, sauf quand surviennent les massacres, et l’on vole à son secours quand tout est accompli. Pour son malheur, Duékoué est un carrefour stratégique. Qui tient Duékoué contrôle la circulation régionale, le chemin du cacao jusqu’au premier port du pays, San Pedro, et tout le flux humain et commercial entre le Grand Ouest et ses frontières.
Autre malédiction, la région est riche, la terre fertile, bien arrosée et les prix du café et du cacao ont flambé. Comme par hasard, les grands massacres dits politiques se produisent l’hiver, précisément à l’heure de la récolte. Les grandes terres appartiennent depuis toujours aux Guérés, réputés peu enclins à défricher leur brousse. Depuis une vingtaine d’années, certains ont vendu, loué ou concédé, souvent sans contrat écrit, une parcelle aux Malinkés venus du Mali, du Burkina Faso. Des immigrés durs à la tâche qui ont labouré, pris racine, se sont multipliés. «La terre est à celui qui la travaille», disait Houphouët-Boigny, le vieux sage. C’était avant le débat sur l’«ivoirité», une saleté théorique inventée à Abidjan pour fabriquer des castes. Le prix du cacao a augmenté, les métayers Malinkés sont devenus riches, grignotant parfois les champs au-delà du permis, le propriétaire guère est mort et ses enfants ont voulu réviser, voire annuler les contrats : les conflits ont éclaté.
En 2002, quand le Nord et le Sud se séparent, les premiers massacres renvoient opportunément chez eux une foule de métayers malinkés, leurs fils, leurs voisins, des paysans sans terre mais pleins de rage. On trace sur la carte une belle ligne de démarcation qui passe… juste au-dessus de Duékoué. L’ONU compte les coups, la Force Licorne patrouille, les ONG désertent le coin. Trop compliqué ! Entre les «coupeurs de route», bandits de grand chemin, le groupe d’Amandé, un seigneur de guerre venu du Burkina, fort de 300 hommes, qui s’est adjugé tout le parc naturel du mont Péko, la flopée de milices d’autodéfense, hommes de main des politiques ou simples voyous, dotés de «généraux» et de noms flamboyants de mouvements de libération, les commandos de quartier, les mercenaires du Libéria… la région devient une poudrière. Tous sont armés jusqu’aux dents, menacent, rackettent, volent, saignent, violent et tuent à l’occasion.
Dans le quartier Carrefour, il ne fait pas bon être Malinké et pas une semaine ne passe sans que l’on retrouve un corps ou deux dans les fossés. Face aux Guérés, au nord, existe une variante locale de miliciens, les Dozos, des chasseurs traditionnels malinkés, armés de fusil calibre 12 et de chiens de brousse. Les mystiques guerriers, initiés au grand secret de la forêt, portent des coiffes décorés de dents d’animal et ont le corps bardé de gris-gris supposés les rendre invulnérables aux balles invisibles face à un fauve ou capable d’occire un éléphant d’un seul coup de lance. Avec le temps, la farouche confrérie du Nord s’est dévoyée, agrégeant les jeunes enragés malinkés, faisant une milice de plus. Dix ans plus tard, à l’hiver 2011, quand les Forces du Nord, rebaptisées FRCI, lancent la grande offensive en direction d’Abidjan, la capitale tenue par Laurent Gbagbo, tout est prêt pour la grande revanche. «Vers quatre heures du matin, j’ai été réveillée par des lueurs et des explosions terribles. J’ai hurlé, croyant à un cauchemar. J’avais raison», dit Clémentine Don. A 53 ans, violée deux fois, sa maison pillée, son village dévasté, son mari humilié, encore terrorisée et obsédée par la tache de sang qui profane l’herbe au pied de l’arbre sacré du village, Clémentine est une femme brisée : «Nous sommes souffrants, vous comprenez…» Elle a pourtant tout fait pour échapper à l’horreur.
Née à Carrefour, elle a quitté son quartier dès les premiers incidents en 2001 pour s’abriter dans ce paisible village de Dahoua, à 5 kilomètres au sud de Duékoué. Clémentine, devenue présidente de l’Union des Femmes, a créé une coopérative Contre la Famine ! Tout s’effondre avec les premiers tirs, ce lundi 28 mars. Tremblante, elle suit les combats qui mettent Duékoué à feu et à sang. L’armée régulière du Nord a franchi la ligne rouge de démarcation. Pour en finir au plus vite, les rebelles du Nord ont lancé tous leurs supplétifs dans la bataille, les Dozos, leurs miliciens et même la bande de tueurs du chef de guerre Amande. Ils descendent des montagnes, s’infiltrent par la brousse, dévalent de tous les côtés à la fois, balaient les Forces de Sécurité présidentielles et taillent les milices Guéré en pièces. Ils prennent Duékoué en quelques heures puis… s’arrêtent, font la fête et pillent. C’est l’erreur. Venue du sud, une unité pro-gouvernementale, dotée d’un tank, contre-attaque et reprend le centre-ville. Au passage, les soldats en profitent pour assassiner les civils malinkés et égorgent un imam. Dans l’après-midi, le gros des troupes régulières du Nord, armées de mitrailleuses lourdes et de canons, arrive en renfort, désintègre le tank et met un terme à vingt-quatre heures d’une bataille confuse et sanglante. Au petit matin du mardi 29 mars, des dizaines de cadavres couvrent les trottoirs de Duékoué, les vaillants miliciens Guérés ont déguerpi en laissant leur population sans défense, face à des combattants ivres de bataille.
Carrefour est le premier quartier sur leur chemin. Ils encerclent les maisons. Les hommes sont triés, leur carte d’identité examinée. Un nom malinké : la vie sauve. Une carte d’identité ivoirienne, un nom guère : une balle dans la tête. Dehors, les femmes sont à genoux. « Ils nous forçaient à chanter leur gloire, à répéter : «Guerriers ! Guerriers !», dit Julie, une habitante. Les assaillants se divisent en trois groupes : «Les tueurs, les pilleurs et les gâteurs… Les gâteurs, c’est ceux qui arrosaient nos maisons d’essence avant de mettre le feu.» Un curé et ses enfants de chœur sont surpris devant l’église : «Quel est ton parti ? – Le parti de Jésus-Christ. – Jésus-Christ ? C’est pas un parti !» Ils sont abattus. Au milieu des cris et des explosions, les assaillants insultent leurs victimes : «Vous avez voté Gbagbo ! Traîtres !» Et les anciens métayers exultent : «Vous nous avez pris pour des domestiques. Nous sommes revenus en maîtres. Nous prendrons vos femmes, vos terres, vos champs. Et vous mangerez de la boue !» Et ils tuent. En fin de matinée, Carrefour est en feu. Et les supplétifs commencent à envahir les villages alentour.
A Bahé-B, à quelques kilomètres de Duékoué, Denis bêche son champ de manioc. Il entend du bruit, se dirige vers sa ferme, voit huit hommes en treillis, foulard rouge sur le front et sandales en plastique aux pieds. «Qui est là ?» Trois coups de feu lui répondent. La première décharge de chevrotine le manque, la deuxième lui loge un plomb dans le cou, la troisième lui crible l’épaule. Il tombe, laissé pour mort. Au troisième jour des massacres, les tueurs ne trient plus leurs victimes. «Ma femme, Hélène, mes jumeaux de 4 ans et demi, mon fils de 2 ans… Ils ont tué neuf personnes de ma famille», dit Denis. Couché dans les herbes hautes, paralysé, en sang, Denis entend l’appel au secours de sa nièce, sa fille adoptive, âgée de 13 ans : «Papa ! Au secours ! Ils sont en train de me violer !» Denis aperçoit plusieurs hommes autour de l’enfant, les cris durent une éternité. Puis ils cessent. Et Denis découvrira le corps de sa nièce, abattue d’une décharge dans la poitrine. Toute la nuit, Denis entend les aboiements des chiens des Dozos qui entrent dans la brousse, chassent les rescapés, les paysans dans leurs campements.
Une nuit de chasseurs, d’aboiements, de coups de fusil. Au petit matin, Denis se traîne vers la route et croise une colonne de l’Onuci. Après une longue inertie, les casques bleus commencent à patrouiller, enterrent les morts et cherchent des survivants.
Dans son village, Clémentine a compris que la brousse ne la protégerait pas de la folie de Duékoué. Au moment de fuir, elle est arrêtée par des Dozos et des hommes en armes. Parmi eux, une femme militaire en treillis. Ils parlent dioula, la langue du Nord, et poussent vers l’arbre sacré du village trois hommes, entre 18 et 20 ans, les mains attachées dans le dos. «J’ai entendu des cris bizarres, des couinements, comme si on égorgeait un porc», dit Clémentine. Quand les hommes s’en vont, les paysans se précipitent et trouvent les trois hommes au sol, la gorge tranchée au couteau de chasseur. «Ces cris… je les entends encore, chaque nuit !» Elle appelle l’Onuci, trois fois, au secours, en vain : «Venez ! Ils sont train de tuer dans les campements !» Le lendemain, le groupe d’assassins revient, avec des chiens «pour chercher les fusils cachés», disent-ils. Ils mitraillent un homme sur le palier de Clémentine. Nouvel appel de détresse. Cette fois, un camion blanc arrive. 300 personnes veulent fuir. C’est trop pour le véhicule. On forme une longue colonne de civils à pied qui suivent au pas le camion des casques bleus, sous les cris de rage des Dozos : «Pourquoi les laissez-vous partir ? Laissez-nous faire ! On va en finir avec ces agoutis [rongeurs] !» Clémentine, elle, reste, «pour continuer à informer les autorités». Samedi 2 avril, en fin de matinée, trois autres hommes en treillis, la trentaine, arrivent à mobylette, fusil de chasse à la main, ils cherchent de l’argent, arrachent ses vêtements. Clémentine les supplie : «Je suis vieille. Je suis votre maman.» Ils la violent à tour de rôle. Pillent la maison. S’en vont. Reviennent. Clémentine est surprise de nouveau à 300 mètres de là, dans la maison de sa sœur, 56 ans. Elles sont violées toutes les deux : «On va tuer Laurent Gbagbo, prendre vos femmes ! Vous deviendrez nos domestiques !»
Depuis, Clémentine parcourt Duékoué et la campagne environnante, le souvenir des cris des suppliciés et des violeurs dans la tête, avec un carnet à la main où elle note tout, les morts, les viols, les campements dévastés. Parfois, elle vient à pied jusqu’au camp de réfugiés de la mission catholique du père Cyprien. Ils sont 30 000, venus de Carrefour ou des villages environnants, serrés jusqu’à étouffer dans une enceinte faite pour une paroisse de campagne. 30 000 personnes, dans l’odeur des feux de bois vert, des excréments et du désinfectant, de la misère, de la promiscuité, de la maladie. «La semaine dernière, nous avons perdu 14 enfants à cause des diarrhées, dit le père Cyprien, et 15 de plus ces trois derniers jours.»
Dans la nuit africaine, quand l’orage finit par éclater, c’est toute l’eau d’un ciel peu miséricordieux qui s’abat d’un coup, comme un rideau de plomb glacé, sur des femmes et des enfants debout, tendant une bâche de plastique à bout de bras. Le camp est protégé par une unité de Marocains de l’Onuci, mais il manque de place, vivres, de médicaments, d’eau potable, de tout. 30 000 réfugiés dans un jardin ! Parfois, même le père Cyprien sent le courage lui manquer. Surtout dans la nuit noire, quand il entend les rôdeurs assassins continuer à hurler des menaces sous le nez des survivants : «On vous tuera tous, jusqu’au dernier !» Oui, le père Cyprien tremble lui aussi. Le grand massacre, qui a duré plus d’une semaine, a sans doute fait bien plus de mille morts. Il sait que Duékoué la maudite est un point rouge sur la carte du pays, une ligne de front des ethnies, un laboratoire du Mal, un lieu emblématique de ce que la Côte d’Ivoire pourrait devenir si elle ne trouvait pas, vite, très vite, le chemin de la réconciliation.
Source: 
 OTHER